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 L'Eau de guérison de Saint Benoît

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Sun is shining



Nombre de messages : 981
Date d'inscription : 09/12/2010

MessageSujet: L'Eau de guérison de Saint Benoît   Dim 14 Avr - 11:22

Les grâces que l'on peut demander lorsqu'on porte sur soi la médaille de Saint Benoît sont les suivantes :
-Eloigner les mauvaises influences
-Guérison, retour à la santé
-Préservation dans les dangers
-Protection contre les embûches du démon, les calamités
-Conversion des pêcheurs
-Secours aux animaux domestiques


L'EAU DE GUERISON DE SAINT BENOÎT
(Extrait de l'Essai sur l'origine, la signification et les privilèges de la Médaille ou Croix de Saint Benoît par l'Abbé de Solesmes)


Pour obtenir l'Eau de guérison de Saint Benoît, il suffit de tremper la médaille de Saint Benoît (de préférence fabriquée dans un métal noble comme l'or ou l'argent) dans un verre d'eau de source et d'invoquer Saint Benoît en faisant une prière et en lui faisant part de notre demande. Après quelques instants, voire un peu plus, on peut boire l'Eau. On continue ainsi jusqu'à parfaite guérison. La Vertu de l'Eau Merveilleuse de Saint Benoît dure 24H. Il est préférable que la médaille ait été bénie par un prêtre qui exerce avec Foi, Coeur et conviction pour lui donner plus de vertu.

Effets merveilleux de la médaille de Saint Benoît et de l'Eau de Saint Benoît :
"La médaille de saint Benoît ayant été donnée pour subvenir aux nécessités des chrétiens dans des circonstances très fréquentes, mais son usage étant purement privé, souvent même secret, on ne doit pas être étonné qu'il n'ait pas été publié de recueil officiel des effets salutaires qu'elle a produits. Sous donnerons ici cependant tout d'abord quelques faits qui ont signalé son action, en choisissant parmi ceux qui se rapportent à l'époque de sa première introduction en France. Ils ont été recueillis par le pieux et érudit Bucelin dans son Benediclus redivivus (Veldkirk, 1679).

Ce fut par la Franche-Comté que la médaille, qui se répandait beaucoup en Allemagne après l'événement de Nattremberg, pénétra dans nos contrées. En 1665, à Luxeuil, un jeune homme obsédé par l'esprit malin, était tourmenté de la manière la plus cruelle. Ses parents avaient employé tous les moyens pour l'arracher à cet état, et tous les moyens avaient été inutiles. La pensée leur vint de recourir, dans cette extrémité, à la médaille de saint Benoît. Ils donnèrent à boire à leur fils de l'eau dans laquelle ils avaient plongé cet objet sacré. A peine le jeune homme avait-il porté le breuvage à ses lèvres, que le démon recommença à tourmenter sa victime avec un acharnement extraordinaire, jusqu'à inspirer de la terreur à ceux qui étaient présents. Néanmoins les parents de l'obsédé commencèrent à se rassurer, lorsqu'ils eurent entendu le démon dire par la bouche de leur fils qu'il se sentait dominé par une puissance supérieure, et qu'il sortirait du jeune homme à trois heures de la nuit. L'événement justifia cet avertissement : l'ennemi infernal sortit à l'heure qu'il avait annoncée, et le jeune homme fut rendu à la paix de l'âme et à la santé du corps.

Le fait qui suit arriva aussi à Luxeuil, vers le même temps. Une jeune fille était dominée par l'esprit malin d'une manière tellement irrésistible, que sa langue , ne cessait de proférer des paroles obscènes. On eût dit que le démon avait établi son siège sur les lèvres de sa victime. Pour la délivrer de la violence que lui faisait l'ennemi de toute vertu, on lui présenta aussi à boire de l'eau sanctifiée par le contact de la médaille de saint Benoît : aussitôt la contrainte qu'elle éprouvait s'arrêta, et jamais il n'arriva plus à cette fille de violer dans ses discours les règles de la modestie chrétienne.

En la même année 1665, un homme avait une plaie au bras, si grande et si envenimée, qu'elle n'avait cédé à aucun remède. On eut l'idée de placer la médaille sur le bras malade, en même temps que l'appareil destiné au pansement. Le lendemain, à la levée de l'appareil, la plaie parut saine, et au bout de quelques jours elle était cicatrisée.

Vers la même époque , un autre malade était tombé dans un état si désespéré, que les secours de la médecine étaient impuissants à le soulager. Dans cette extrémité, il désira boire un peu d'eau dans laquelle on avait mis un instant la médaille, et bientôt il recouvra une santé parfaite.

En 1666, le château de Maillot, situé à quelques lieues de Besançon, était infesté par les démons. Ses habitants éprouvaient des terreurs continuelles, par suite des bruits étranges qu'ils y entendaient ; les bestiaux même étaient décimés par des maladies inconnues. La terreur devint si grande que cette demeure fut enfin abandonnée. Des personnes pieuses conseillèrent de suspendre la médaille de saint Benoît en divers endroits des murs du château, et l'événement justifia leur confiance. Tout aussitôt la cause de tant de terreurs disparut ; cette résidence fut rendue à la paix, et ses habitants purent désormais y vivre sans inquiétude.

En 1665, un village de Lorraine était désolé par de fréquents incendies ; chaque jour quelque nouvelle maison périssait par les flammes, et nul ne pouvait assigner la cause de ces sinistres. Déjà douze maisons avaient été successivement consumées, quand les habitants, dans leur désespoir, vinrent demander du secours à une abbaye voisine. On leur donna plusieurs médailles de saint Benoît, en leur conseillant de les suspendre aux murailles des maisons que les flammes avaient jusqu'alors épargnées. Les habitants du village suivirent ce conseil , et désormais leurs demeures n'eurent plus rien à redouter de ces incendies qui avaient causé tant de ravages.

Dans une contrée de la Bourgogne, une maladie sévissait sur les bestiaux, et l'ardeur du mal était si intense que les vaches donnaient du sang au lieu de lait. Ces animaux recouvrèrent la santé, lorsqu'on leur eut donné à boire de l'eau dans laquelle on avait jeté la médaille de saint Benoît. Ce fait se rapporte aussi à l'année 1665.

Le maître d'un four à briques se plaignait de ne pouvoir plus cuire sa terre, quelque soin que les ouvriers employassent à chauffer son four. On attacha aux murs de l'édifice la médaille de saint Benoît : tout aussitôt le feu y reprit son activité, et le phénomène malfaisant ne reparut plus. Ce fait eut lieu vers la même époque que le précédent.

L'heureux élan que la grâce divine a imprimé depuis un certain nombre d'années aux fidèles de France, en ranimant chez un grand nombre le sentiment des choses surnaturelles, a fait revivre la confiance dans les saintes pratiques auxquelles nos pères ont dû tant de précieux secours. La médaille de saint Benoît, qui n'était bientôt plus qu'un secret que se transmettaient quelques âmes pieuses, est devenue le recours de beaucoup de chrétiens. Leur confiance a été récompensée par de nouveaux traits de protection.
Nous en raconterons ici quelques-uns, en commençant par ceux qui se rapportent à la guérison des maladies du corps.

Dans les premiers jours de juillet de l'année 1843, aux eaux de Néris, une dame est atteinte subitement d'un fort saignement de nez. Le médecin est appelé, il constate le danger ; mais les remèdes qu'il ordonne semblent activer l'hémorrhagie, au lieu de l'arrêter. On était arrivé à la soirée du troisième jour; sur les neuf heures, le péril augmente visiblement, et le médecin laisse paraître une vive anxiété. La maîtresse de l'hôtel sort éperdue de la chambre de la malade, et comme par inspiration elle demande si quelqu'un n'aurait pas la médaille de saint Benoît. Par bonheur on en trouve une dans l'hôtel : la malade, femme d'une foi vive, accepte la médaille, et soudain le sang s'arrête. Elle se lave les mains et le visage, et se met en devoir de se coucher : ce qu'elle n'avait pu faire depuis trois jours et deux nuits.

Vers la même époque, une jeune personne, atteinte d'une fièvre typhoïde, était réduite depuis dix jours à se tenir dans un fauteuil, la position horizontale du lit lui étant devenue insupportable. A neuf heures du soir, un ami de la famille, qui était venu la visiter, lui parle des médailles de saint Benoît, et lui en glisse une dans son mouchoir. Moins de cinq minutes après, la malade s'étendait dans son lit, et le lendemain, après une nuit de profond sommeil, elle se sentait affranchie de cette fièvre redoutable qui jusque-là avait résisté à tous les moyens de la médecine.

En janvier 1849, à T..., le Révérend Père P..., de la Compagnie de Jésus, se présente chez un particulier auprès duquel il venait chercher du secours pour un mal de dents devenu intolérable. On lui parle de la médaille de saint Benoît. Après quelques mots d'explication, le malade en accepte une. Au moment où la médaille touche sa main, il pousse un cri semblable à ceux que les dentistes sont habitués à entendre, et articule ensuite distinctement ces mots : «Ma dent est cassée. » Il porte brusquement ses doigts à la bouche et les y enfonce profondément : ô surprise ! la dent est à sa place, et la douleur a disparu.

En 1858, un Bénédictin de l'abbaye de Saint-Paul à Rome ayant appris la maladie grave dont se trouvait atteint, à Juliers, dans la Prusse Rhénane, un enfant dont il était le parrain, fit passer à la mère une médaille de saint Benoît. Une violente inflammation de poitrine, accompagnée de vives douleurs d'estomac, avait peu à peu conduit cet enfant aux portes du tombeau. Une nuit, la mère, le voyant réduit à l'extrémité et sur le point d'expirer, est saisie tout à coup de la pensée d'employer cette médaille qu'elle avait reçue tout récemment. Eperdue et tremblante, elle la dépose sur la poitrine de l'enfant, et se jette à genoux au pied du lit dans une fervente prière. Aussitôt la pauvre petite créature s'endort paisiblement, et après quelques heures d'un sommeil très doux, elle se levait pleine de vie et débarrassée de son mal, qui jusqu'alors avait été rebelle à tous les moyens curatifs.

Dans l'été de la même année 1858, le choléra sévissait à Tivoli, et non loin de Subiaco un homme se trouvait en proie à d'atroces douleurs. La terrible maladie fit en peu d'heures de si grands progrès, que l'on courut en hâte chercher le curé pour les derniers sacrements. Avant l'arrivée du curé, le péril devint tel que le malade se crut perdu, et tomba bientôt dans une atonie complète, effet de la violence du mal. Tout à coup il reprend connaissance, et, sentant ses souffrances redoubler, il presse alors avec force de ses deux mains son estomac en proie aux plus violentes crispations, et rencontre la médaille de saint Benoît qu'il portait habituellement sur lui. La pensée lui vient d'implorer le saint Patriarche, pour lequel il avait une grande vénération. Tout aussitôt les douleurs s'arrêtent ; il se lève, descend de son lit, et voyant le curé qui arrive tout haletant, couvert de sueur et de poussière, il lui dit : « Mon Père, je suis guéri » ; et montrant la médaille : « Voilà ce qui m'a sauvé ! » Cet homme se présenta peu après à l'abbaye des Bénédictins de Saint-Paul de Rome, apportant les attestations du curé et du médecin qui constataient la réalité du prodige.

En février 1861, une colonie de Bénédictins, envoyée de la même abbaye de Saint-Paul de Rome, venait de s'établir près de la ville de Clèves, dans la Prusse Rhénane. Le mois suivant, on eut à faire une clôture autour du petit jardin qui avoisinait le nouveau monastère. Un particulier, qui était fabricien de l'église paroissiale que desservaient les Bénédictins, leur proposa d'aller acheter lui-même le bois nécessaire pour la construction de cette barrière. A cet effet, il se rendit au lieu où l'on faisait la coupe des bois du gouvernement. Cet homme avait reçu la médaille de saint Benoît, et il la portait sur lui avec grande dévotion. Après avoir chargé sa charrette de plusieurs gros troncs de chêne, il se disposait à partir pour le monastère. Au moment où la charrette se mettait en mouvement, il se trouvait par derrière, et ne put se retirer à temps, lorsqu'une des pièces de bois, mal assujettie, vint rouler sur le sol ; dans sa chute elle le renversa, et lui écrasa presque la jambe droite.
On transporta le blessé dans sa demeure. En apprenant cette triste nouvelle, le prieur du monastère s'écria : « C'est au service de saint Benoît qu'il a reçu cette blessure : saint Benoît le guérira. » Un des religieux rapporta cette parole au malade, qui déjà pensait lui-même à employer le secours de la médaille dont il ne se séparait jamais. Il la place donc sur sa jambe si horriblement contusionnée, et l'y retient avec une bandelette. Bientôt il s'endort d'un profond sommeil. Le lendemain, le blessé ne se réveillait qu'au grand jour, il se levait sans effort, et sa jambe ne portait plus aucune trace du terrible accident de la veille.

En 1861, dans une maison dite de Saint-Benoît, à Chambéry, une Sœur souffrait depuis trois mois des douleurs très vives aux jambes, par suite d'un coup d'air et de fatigues extraordinaires. Elle hésitait à déclarer son mal, et n'avait encore employé aucun remède. La pensée lui vint de faire une neuvaine en l’honneur de saint Benoît, en employant la médaille pour obtenir la protection du saint Patriarche. Durant le cours de cette neuvaine, elle appuyait fortement sur ses jambes, l'une après l'autre, cette médaille, en invoquant le secours de saint Benoît, et chaque fois ses douleurs se calmaient. En même temps, elle continuait le service très laborieux dont elle était chargée dans la maison. La première neuvaine n'ayant apporté à la Sœur d'autre résultat que des secours intermittents, elle se décida à en commencer une seconde. Celle-ci fut couronnée d'un plein succès et enleva totalement l'infirmité. La même Sœur, s'étant trouvée atteinte d'une ophthalmie, eut recours au moyen qui l'avait si bien servie, et s'étant lavé les yeux avec de l'eau dans laquelle elle avait plongé la médaille, sa vue se fortifia tout aussitôt, et ne tarda pas à reprendre sa vigueur accoutumée.

Dans une localité de la Savoie, vers le même temps, une petite fille, âgée de six ans, était travaillée depuis plusieurs semaines par des douleurs aiguës. Les nerfs de cette enfant s'étaient contractés, et on n'eût pu la toucher même du bout du doigt sans lui occasionner les plus vives douleurs. Dans cet état, elle ne pouvait plus accepter ni nourriture, ni boisson. Les parents avaient épuisé la science des médecins, et tout espoir de guérison était perdu. Deux Sœurs de la maison de Saint-Benoît dont nous venons de parler étaient allées visiter leur petite élève, et apporter quelques consolations à la mère. Rentrées chez elles, la pensée de la médaille de saint Benoît se présente à leur esprit. Tout aussitôt elles en envoient une, en recommandant de la mettre au cou de l'enfant, et d'essayer de lui faire avaler quelque breuvage dans lequel on l'aurait trempée. La mère de la petite malade accomplit fidèlement cette pieuse prescription. Immédiatement un soulagement marqué se fait sentir, et, au bout de quelques jours, l'enfant se lève parfaitement guérie.

L'année précédente, dans la même contrée, une femme atteinte d'une fièvre miliaire, à la suite de ses couches, et une autre qu'une hydropisie de poitrine mettait en danger de la vie, furent guéries toutes deux par le même moyen, c'est-à-dire en usant d'un breuvage dans lequel on avait plongé la médaille de saint Benoît.

Dans le comté de Westmoreland, en Pensylvanie, au mois d'août 1861, une femme catholique, Madame X...., vit tout à coup une de ses filles frappée d'une atteinte violente de diphtérite. Le mal, qui avait commencé vers le soir, allait s'aggravant d'heure en heure, et d'une façon d'autant plus inquiétante, que les médecins sont rares dans les montagnes de ce pays. Le plus voisin avait sa résidence à quatre lieues. La mère était pleine de foi dans la protection de saint Benoît, et possédait la médaille. La pensée lui vint de plonger cette médaille dans un verre d'eau, qu'elle donnera à boire à l'enfant. Elle exécute aussitôt sa religieuse inspiration. L'enfant boit l'eau sanctifiée par le contact de la médaille, et dès le lendemain matin elle se trouvait hors de tout danger.

Dans les premiers mois de l'année 1863, à Montigny-le-Roy, une femme était atteinte d'un violent mal d'oreille qui la tourmentait depuis longtemps de la façon la plus cruelle. Des caillots de sang, des matières purulentes sortaient de temps en temps de son oreille, attestant le triste, état de cet organe. La pauvre femme avait fini par devenir impropre au service, à cause de la surdité qu'elle avait contractée. Ayant reçu une médaille de saint Benoît, elle la plaça dans son oreille et récita un Pater et un Ave en l'honneur du saint Patriarche : une minute après, elle était complètement guérie et entendait parfaitement.

La même année, à Andabres (Hérault), Mlle R. G. était depuis deux ans sous la menace d'un cancer au front. Une glande douloureuse s'y était formée, et elle avait résisté à tous les moyens curatifs qu'on avait employés. Un soir, avant de se coucher, cette demoiselle eut la pensée de fixer pendant la nuit une médaille de saint Benoît sur son front, en se recommandant au saint Patriarche. Elle dormit d'un profond sommeil, et le lendemain matin, ayant détaché la médaille, elle s'aperçut que la glande avait entièrement disparu.

A Limoges, en 1864, dans la maison des Sœurs de Saint-Joseph, une postulante vient trouver une de ses supérieures, montrant son bras dans lequel s'était introduit un corps étranger. Elle souffrait des douleurs très aiguës : ce qui portait à conjecturer qu'une aiguille avait pénétré dans les chairs, et en maniant ce bras on sentait qu'en effet quelque chose de semblable devait être entré. On envoie chercher un médecin, dans la pensée qu'une incision pourrait délivrer la malade. Tout à coup, avant même l'arrivée du docteur, l'idée vint à l'Assistante de recourir à la médaille de saint Benoît. Elle l'applique aussitôt sur le bras malade, et après avoir récité en commun cinq Pater et cinq Ave suivis de l'invocation à saint Benoît, la postulante dit : « Si j'essayais de faire sortir l'aiguille? » — « Essayez » , lui répond l'Assistante. Les efforts furent complètement inutiles, et ne firent qu'accroître la souffrance. L'Assistante dit alors à la Sœur : « Poussez d'un côté avec la médaille. » La Sœur obéit. A peine avait-elle opéré la pression sur un côté du bras, que l'aiguille paraissait de l'autre, et on put l'extraire facilement et sans douleur. Lorsque le médecin arriva, tout était fini.

A Montauban, en 1865, une dame malade était privée de mouvement et clouée sur son lit depuis deux ans et demi, et tout faisait craindre qu'elle restât ainsi percluse le reste de sa vie. Un jour qu'on lui avait apporté la sainte Communion, une Sœur de Charité qui l'était venue visiter lui plaça avec difficulté la médaille de saint Benoît entre les doigts, et parvint avec de grands efforts à conduire la main de la malade sur sa poitrine, espérant que le contact de cet objet sacré pourrait produire quelque bon résultat. Aussitôt la malade éprouva une vive commotion dans tout son être, une transpiration abondante se déclara, et ces paroles échappèrent de ses lèvres : « Je suis guérie. » Immédiatement le mouvement fut rendu à ses membres, elle se mit en devoir de se lever, et se débarrassant elle-même des flanelles dont elle était entourée depuis si longtemps, elle se revêtit des habits qu'elle portait avant sa maladie. Dès le lendemain elle se rendait à l'église pour remercier Dieu de sa guérison subite.

En 1859, une pauvre femme vint communiquer ses chagrins à une personne qui connaissait les vertus de la médaille de saint Benoît. Le mari de cette femme, brave ouvrier, avait la funeste habitude de boire outre mesure. Tout ce qu'ils gagnaient l'un et l'autre était régulièrement épuisé à la fin de la semaine, et une misère extrême régnait dans le ménage. La personne dont nous venons de parler remit à la pauvre femme une médaille, et lui conseilla de la faire toucher à la bouteille de vin qu'elle plaçait sur la table à côté de son mari, tandis qu'elle-même se contentait d'eau pure. L'homme eut à peine bu qu'il s'écria : « Ce vin est exécrable. J'aime mieux boire de l'eau ; je prendrai ma revanche plus tard. » En effet, il sort de table, demande de l'argent, et se rend bientôt au cabaret voisin, d'où il ne revenait jamais que fort avant dans la nuit, et toujours privé de raison. Au bout d'un quart d'heure environ, il rentre et dit à sa femme : « C'est un complot contre moi : le vin du cabaret est encore plus mauvais que le nôtre. » La nuit fut calme. Le lendemain et les jours suivants, l'eau était devenue la boisson du pauvre ivrogne. Sa femme, qui était bonne chrétienne, ne tarda pas à obtenir de lui qu'il remplirait désormais ses devoirs religieux.

Un homme de notre connaissance se trouvait, en octobre 1858, dans une commune du département de la Vienne. Dans une réunion d'amis à laquelle il prenait part, on vint à parler des tables tournantes, et on relata tes succès que plusieurs des personnes présentes avaient obtenus dans ce genre d'expériences, l'année précédente. A la suite de cette conversation qui trouva quelques incrédules, il fut convenu qu'on se réunirait le lendemain à midi pour donner une séance. Malgré quelque scrupule chez plusieurs, tous se rendirent à l'heure dite, et l'on se mit hardiment à l'œuvre, en observant exactement les conditions d'usage. Après deux longues heures d'essai, tout espoir de succès s'évanouit, et les amis allaient se séparer, cherchant à deviner la cause de ce mutisme inaccoutumé.

Mlle X***, qui avait fait partie de ce cercle, émit l'opinion que les médailles qu'elle portait sur elle, notamment celle de saint Benoît, pouvaient bien n'avoir pas été étrangères à la déconvenue. On convint alors d une autre séance pour le lendemain soir, à huit heures. Cette fois, Mlle X***, qui avait laissé chez elle toutes ses médailles, ne voulut pas, ainsi démunie, prendre une part active à l'opération, et elle se tint constamment à l'écart dans un coin du salon.

Au bout d'une demi-heure au plus, certains frémissements se firent sentir ; ils furent suivis de craquements dans la table: ce qui fit prévoir que bientôt elle allait remuer d'elle-même. Un médecin convint que lorsqu'elle voudrait parler, elle frapperait avec un de ses pieds deux coups pour oui, et un pour non. En effet, elle ne tarda pas à s'enlever, à la grande satisfaction des assistants, et l'on se mit à l'interroger, d'abord sur des sujets frivoles, puis sur son silence de la veille. — D. « Pourquoi n'as-tu pas voulu répondre hier ? Est-ce parce que Mlle X*** avait sa médaille de la sainte Vierge ?» — R. « Non. » — D. « Est-ce parce qu'elle avait celle de « saint Benoît ? » — « Oui » (deux coups très forts). —D. « La médaille de la sainte a. Vierge ne t'aurait donc pas empêché de venir ? » — R. « Non. »

Dans le cours du même été, par une belle matinée, deux militaires en petite tenue, revenant sans doute de promener les chevaux confiés à leurs soins, se trouvaient arrêtés devant la mairie du premier arrondissement, et attiraient l'attention des passants et des oisifs de la rue d'Anjou-Saint-Honoré, à Paris. L'un des chevaux, refusant de marcher, s'était mis en travers, et tous les efforts du cavalier semblaient impuissants à le tirer de là. L'animal, faisant face à un terrain vide qui se trouve vis-à-vis de la mairie, paraissait comme enchaîné à cette place, et par moments il frémissait. de tous ses membres. Un homme plein de foi dans la vertu de la médaille de saint Benoît, s'étant rendu compte de la situation, autant qu'il pouvait en juger à distance, mais n'étant pas encore arrivé sur le lieu, est saisi de la pensée que l'ennemi des hommes pourrai! bien n'être pas étranger à la situation pénible du cheval et du cavalier. Craignant un accident, il prononce la conjuration dont les initiales sont inscrites sur la médaille : Vade retro, Satana, etc. La formule n'est pas plustôt achevée, que le cheval se met à piaffer deux ou trois fois, en se cabrant; puis il reprend son immobilité première. La personne dont nous parlons, qui s'avançait toujours vers l'hôtel de la mairie, voyant que l'embarras n'avait pas cessé, prend en main la médaille qu'elle avait sur elle, et se met à dire intérieurement: « Grand saint Benoît, priez Dieu qu'il fasse que par votre intercession ce ces chevaux marchent docilement sous la conduite de leurs cavaliers, et ne causent pas d'accident. » Aussitôt le cheval rétif reprend sa route, et part au galop avec l'autre qui l'attendait. Le libérateur inconnu demanda alors à une femme qui était sur le trottoir, au coin de la rue de Suresnes, s'il y avait longtemps que les deux chevaux étaient arrêtés à cet endroit : il apprit qu'ils étaient retenus là depuis un quart d'heure.

En 1859, une communauté religieuse, vouée à l'éducation des jeunes filles, venait de faire construire à Paris un vaste bâtiment destiné à servir de dortoir aux élèves. Terminé depuis assez longtemps pour que l'on pût déjà l'habiter, les parents qui profitaient des parloirs établis au rez-de-chaussée, et les élèves qui appréciaient les excellentes conditions de leur nouveau logement, applaudissaient à l'heureuse pensée qu'on avait eue de le construire, lorsque des craquements de nature à inquiéter commencèrent à se faire entendre dans toutes les parties de l'édifice. On les attribua d'abord au travail de la charpente; mais les choses en vinrent bientôt à ce point que les parents, effrayés du danger auquel leurs enfants pouvaient être exposées, parlèrent de les retirer. On essaya de calmer leurs inquiétudes en faisant appeler l'architecte ; mais rien n'était capable de les rassurer. Pour leur faire prendre patience, les Religieuses durent s'engager à ne plus faire coucher les enfants dans le nouveau dortoir, et à prendre les mesures nécessaires pour prévenir tout accident. Il ne s'agissait de rien moins que d'entreprendre une nouvelle construction ; mais la dernière avait absorbé toutes les ressources disponibles de la communauté. Un ami de la maison, auquel deux de ces dames faisaient part de leur embarras, conseilla de recourir à saint Benoît. Dans ce but, il les invita à placer une médaille du saint Patriarche à chaque étage du nouveau bâtiment, et à en enterrer une aux quatre points cardinaux, dans les fondations, en récitant cinq Gloria Patri en l'honneur de la Passion, trois Ave Maria en l'honneur delà sainte Vierge, et enfin trois Gloria Patri , en l'honneur de saint Benoît. Le conseil fut adopté, et dès les premiers jours qui suivirent l'emploi des médailles, on n'entendit plus de craquements, et la communauté n'eut plus qu'à rendre grâces à Dieu, à la sainte Vierge et à saint Benoît, pour la protection qui lui avait été si visiblement accordée.

Une médaille de saint Benoît avait été donnée à une pauvre femme qui venait de perdre son mari, et qui dès lors habitait seule une petite maison isolée,à quelque distance de Rennes. La nécessité d'habiter seule celte maison occasionnait une grande terreur à cette pauvre veuve, et ce fut la cause qui avait porté une personne pieuse de Rennes à lui faire part de cette médaille comme gage de protection. En 1862, un forçat libéré rôdait dans le pays, et il imagina de mettre le feu à cette petite maison afin d'y attirer les paysans, et d'être à même pendant ce temps-là de faire son coup dans leurs demeures, sur lesquelles personne ne veillerait à ce moment. La pauvre veuve, se trouvant chez un voisin, éprouve tout à coup une inquiétude extraordinaire, et dit qu'elle se sent pressée de retourner chez elle. Elle arrive bientôt, et voit sortir de sa petite étable un nuage de fumée. En même temps elle aperçoit un homme qui avait l'air de se sauver à travers champs. Sans trop se rendre compte, elle se met à la poursuite de cet homme , dans lequel elle reconnaît un vagabond qui était venu lui demander à boire peu de temps auparavant. En le poursuivant, elle pousse des cris qui éveillent l'attention du métayer le plus voisin. Celui-ci sort avec ses domestiques, et il reconnaît à son tour, dans l'homme qui fuyait, un malfaiteur par qui il avait été attaqué de nuit peu de temps auparavant. On ne tarde pas à se saisir de ce malheureux, et il est remis entre les mains de la justice. Condamné à quatorze ans de travaux forcés, il avoua à 1 audience ses efforts pour incendier la petite maison, et déclara que, n'ayant pu en venir à bout, il avait fini par jeter un fagot enflammé dans l'étable, après quoi il s'était enfui. Cette tentative d'incendie ne produisit aucun mauvais résultat, ni dans l'étable, ni dans le reste de la maison.

En 1864, à Boën-sur-Lignon, un vignoble était envahi par la maladie des raisins. Non seulement le feuillage était endommagé, mais les grappes qui commençaient à se développer paraissaient frappées à mort. Le propriétaire eut la pensée d'enfouir la médaille de saint Benoît dans la terre qui portait les ceps. Peu après, un phénomène nouveau se manifesta. Le feuillage gardait sa triste apparence ; mais les grappes avaient grossi et mûrissaient, sans conserver la trace de l'ulcération qui avait d'abord paru sur elles. La maladie avait envahi un tiers des ceps ; elle rétrograda subitement , et tout le raisin de ce vignoble, au moment de la vendange, se retrouva dans les meilleures conditions.

Le visiteur lui conseilla de plonger chaque jour la médaille de saint Benoît dans le vase d'eau qu'elle avait coutume de mettre à la portée du chat, pour qu'il allât s'y désaltérer. La dame lui objecta qu'elle y avait déjà pensé ; mais, dans la crainte de profaner une chose sainte en l'employant à un usage si vulgaire, elle s'en était abstenue. Le visiteur lui répondit que la vertu de la croix ayant réhabilité la création tout entière, elle pouvait être appliquée à tous les êtres qui sont utiles à l'homme. « Au reste, ajouta-t-il, Dieu sait bien que notre intention est pure, et que nous ne voulons que sa gloire; s'il nous approuve, il guérira la pauvre bête ; sinon, elle restera malade, et il n'en sera que cela. » Là-dessus, il plongea la médaille dans l'écuelle d'eau, et engagea la personne à continuer de faire de même jusqu'à parfaite guérison de l'animal. Peu de jours après, la gale avait complètement disparu, le poil était devenu parfaitement propre, et l'on put constater, une fois de plus, que la bonté de Dieu s'étend à toutes ses créatures. etc..."
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/gueranger/medaille.htm#_Toc125079630
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MessageSujet: Re: L'Eau de guérison de Saint Benoît   Dim 14 Avr - 21:43

merci
c'est un long pavé
je dois le lire attentivement
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L'Eau de guérison de Saint Benoît
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