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 Le plasma de Quinton

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Sun is shining



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MessageSujet: Le plasma de Quinton   Jeu 16 Juin - 16:53

Une alternative à la transfusion sanguine, utilisée pendant plusieurs décennies, à remettre en vigueur d'autant plus qu'elle permet au donneur d'éviter le phénomène des divisions cellulaires propice au cancer, et au receveur de recevoir tous les miasmes énergétiques du donneur.
L'injection du plasma de Quinton a été interdit pour des prétextes fallacieux, exactement comme on a interdit en France l'absinthe, qui est un des meilleurs vermifuges, très utile pour la santé.


PLASMA MARIN MODE D'EMPLOI :

"Après plusieurs années de recherche, Quinton a démontré que l'eau de mer ne pouvait être prélevée n'importe où. Il s'est aperçu que la composition de cette eau variait selon la distance par rapport à la côte, selon le climat et selon la végétation marine.

L'eau de mer qui sert actuellement à la fabrication du plasma est donc puisée dans l'océan à 10 mètres du fond et à trente mètres de la surface avec des précautions spéciales, en des lieux et à des moments où la pureté de l'eau est parfaite. Elle est prélevée dans des lieux uniquement connus des Laboratoires Quinton.

Le transport s'effectue ensuite en véhicule istothermique en moins de 48 heures jusqu'au laboratoire de conditionnement. La mise en ampoule est faite au cours des 24 heures suivantes en condition de stérilité absolue, sans contact métallique, sans élevation de température, selon le protocole original du biologiste.

Le plasma marin conserve ainsi en tout temps son équilibre moléculaire, son caractère de milieu vivant ainsi que la totalité de ses oligo-éléments et de ses micronutriments cellulaires biodisponibles.

Le plasma marin est disponible sur le marché sous forme hypertonique ou isotonique. Le Quinton hypertonique est de l'eau de mer totale, naturelle, océanique. Sa concentration en sels minéraux et oligo-éléments est supérieure à celle de notre plasma sanguin.

L'isotonique possède la même concentration en minéraux et oligo-éléments que notre plasma sanguin. Sa teneur en sels minéraux est de 9 gr par litre. Le plasma isotonique équilibre la nutrition cellulaire et régule l'homéostasie. C'est un puissant réhydratant naturel (substitut naturel des sérums physiologiques de synthèse).

Le plasma hypertonique est particulièrement indiqué dans les cas d'épuisement physique et psychique, l'anorexie, l'asthénie, l'ostéoporose, et toutes les pathologies dues à un désordre ionique.

En 2003, la législation sur les solutés injectables a conduit à l'interdiction d'injecter le plasma marin, à moins qu'il n'ait été stérilisé par chauffage, ce qui détruit ses capacités biotiques... Il n'est donc plus disponible qu'en forme buvable."
(Revue NEXUX n°48)

---------------------

"Le Plasma de Quinton a été introduit dans le VIDAL la première fois en 1937 (le plasma de Quinton était utilisé dès 1904) et pour la dernière fois en 1982 lorsqu'il a perdu son AMM (autorisation de mise sur le marché) car par inadvertance l'usine d'alors avait oublier de la refaire valider.
En conséquence et à partir de ce moment là, le Plasma de Quinton a perdu son label INJECTABLE pour devenir BUVABLE. Il est toujours fabriqué de la même manière (procédé original de stérilisation par microfiltration à froid correspondant aujourd'hui aux normes européenne de la Pharmacopée)"
http://www.quinton.ch/vidal.htm
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Sun is shining



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MessageSujet: Re: Le plasma de Quinton   Jeu 16 Juin - 17:00

Voici un texte trouvé d'André Mahé à propos des incroyables expériences de René Quinton qui ont servi à valider ses hypotèses sur son "plasma". Plasma qui a servi, entre autres, à effectuer des transfusions (d'eau de mer diluée, donc), sur des soldats américains durant la deuxième guerre mondiale (sur le front de la guerre contre le Japon).


"Maintenant, René Quinton se trouve au pied du mur, c'est-à-dire face à la redoutable pierre de touche qu'est l'expérimentation.

Si mon hypothèse est juste, pense-t-il en cherchant des exemples de preuves physiologiques, on doit pouvoir impunément retirer une partie du plasma sanguin d'un animal puis remplacer ce plasma par une quantité égale d'eau de mer. De même, on doit pouvoir sans danger l'injecter à l'organisme une quantité considérable d'eau de mer. Enfin, on doit pouvoir faire vivre dans l'eau de mer des globules blancs qui ne subsistent dans aucun milieu artificiel...

C'est ici que beaucoup de chercheurs, même courageux, même très confiants dans la justesse de leur hypothèse, auraient pris quelques précautions. II eût été facile, en effet, de réaliser des expériences dans l'isolement total afin de ne pas perdre la face si l'expérimentation démentait le postulat.

Mais René Quinton choisit le risque, le défie, et devant l'épreuve qui s'impose refuse les faux-fuyants. C'est au Laboratoire de physiologie pathologique des Hautes Etudes du Collège de France, le laboratoire de Marey, dont il est assistant, et en présence de plusieurs chercheurs qu'il va administrer la preuve de ce qu'il avance. Nous sommes en 1897.

Dans le groupe d'expériences dont je vais parler en premier lieu, il se propose de soustraire à un chien, par saignée à blanc, une partie de son milieu intérieur, et de la remplacer par une quantité égale d'eau de mer ramenée à l'isotonie - je reviendrai plus tard sur cette notion, elle aussi capitale.

Ensuite, la saignée à blanc détermine la mort de l'animal si celui-ci est abandonné à lui-même. De plus, elle lui soustrait non seulement une partie considérable de son milieu intérieur proprement dit, mais aussi la partie cellulaire que l'eau de mer ne peut lui restituer. D'une part, la fonction respiratoire sera ainsi atteinte dans sa partie vive par manque d'oxygénation. D'autre part, il y aura en même temps soustraction de tous les globules blancs venus avec le sang, au moment même où l'organisme de l'animal, opéré sans précautions spéciales, aura a lutter contre l'infection déterminée par l'intervention en elle-même. La saignée à blanc met donc la bête aux portes de la mort, et ce-ci représente les conditions les plus défavorables pour résister victorieusement au cas où l'eau de mer présenterait le moindre inconvénient toxique. Pour que l'expérience réussisse malgré tant de facteurs défavorables, il faut que l'eau de mer présente effectivement une analogie parfaite avec le milieu intérieur. Peut-on dire qu'un échec, dans des conditions aussi risquées aurait prouvé réellement une erreur de conception? Certes non, tant les difficultés étaient importantes.

Laissons la parole aux faits dans toute la sécheresse de l'exposé scientifique, non sans imaginer aisément le pathétique de la situation, la curiosité, l'anxiété probable du jeune savant malgré la maîtrise qui fit dire à Marey : "René Quinton possède le génie de l'expérience, et il sait choisir l'expérience cruciale."

« Chien de dix kilos. Saigné à blanc, sans précautions d'asepsie, de 425 grammes par l'artère fémorale, en quatre minutes, soit un vingtième du poids du corps. Le réflexe cornéen est aboli. Devant l'impossibilité d'exprimer plus de sang, l'injection d'eau de mer commence. Injection en onze minutes de 532 cc d'eau de mer à 23 degré C. Le réflexe de la cornée reparaît. L'animal, détaché, montre un abattement considérable. Il s'affaisse et parvient tout au plus à se lever. La peau du cou garde le pli qu'on lui imprime. La marche est impossible, la respiration haletante très courte. Placée sur une couverture, la bête y reste étendue sans mouvement.

"Deuxième jour. - Le lendemain, 21 heures après la saignée, l'animal trotte. Mais les globules rouges sont tombés de 6,800,000 avant l'expérience à 2,900,000, l'hémoglobine est passée de 19 à 12. Ces chiffres témoignent de l'énorme saignée pratiquée.

"Troisième jour. - L'état change, la plaie suppure, la fièvre prend: 40 degré C. La tristesse et l'abattement deviennent extrêmes; l'état apparaît comme grave. L'intérêt expérimental s'accroît, le problème devenant celui-ci: pour lutter contre l'infection, l'organisme, appauvri par la saignée pourra-t-il, en présence de l'eau de mer injectée, accomplir sa leucocytose?

"Quatrième jour. - L'état se prolonge avec la même gravité. Mais l'examen du sang donne: globules rouges: 3,020,000; globules blancs: 24,000; hémoglobine: 16. La leucocytose est donc accomplie. Dans la soirée même, l'animal mange quatre cents grammes de viande.

"Ensuite, le rétablissement est rapide. Le huitième jour, l'exubérance devient exagérée malgré la jambe qui recommence à peine à faire son office. Cet excès de vivacité s'accentue encore les jours suivants."

J'ai souligné les passages qui me semblent devoir retenir tout particulièrement l'attention. L'excès de vivacité, d'exubérance, signalé ici se retrouvera toujours dans les expériences du même genre, comme si l'organisme avait trouvé dans l'eau de mer un apport vitalement supérieur à son propre milieu intérieur soustrait. Il faut ajouter qu'en 1902, cinq and plus tard, le chien qu'on avait nommé Sodium en souvenir de l'expérience vivait toujours; il périt peu après dans un accident.

Cette "survitalité", cette longue survivance doivent être signalées et mises en valeur. Plus tard, un médecin, le docteur Tussaud, dira qu'il a obtenu les mêmes résultats que René Quinton en injectant à un chien, préalablement saigné à blanc, du simple sérum physiologique. Mais en poussant l'enquête, on apprit que l'animal n'avait survécu que deux mois, et dans le plus extrême état d'abattement se traînant avec peine dans le laboratoire. Il a donc aucune mesure entre les résultats, le sérum physiologique n'est qu'un pâle ersatz d'eau de mer, René Quinton en apportera d'ailleurs plus tard les preuves et d'autres après lui.

Peut-être ai-je donné une légère entorse à la chronologie, cette expérience se classant, d'après l'énumération de René Quinton, dans le second groupe. Mais il procède ainsi davantage pour des raisons d'exposition scientifique, et a effectivement commencé par saigner les chiens à blanc, pour les ressusciter ensuite grâce aux injections à l'eau de mer.

"J'ai assisté personnellement, avec le docteur Hallion, à la première expérience faite jadis par René Quinton au Collège de France, écrivit plus tard Charles Julliot. Et je vois encore, à quelque trente-cinq ans de là, notre saisissement à tous trois lorsque nous avons vu revenir à la vie et se caler à nouveau sur ses pattes cet animal qui revenait de si loin."

J'aime ce saisissement de René Quinton, pourtant toujours si sûr de lui, à ce résultat impatiemment attendu, et l'on imagine si bien la stupéfaction des apprentis sorciers devant le malheureux chien à ressusciter!

Le premier groupe d'expériences, qui frappe sans doute moins l'imagination, est pourtant tout aussi significatif pour les biologistes et physiologistes. On se propose ici d'injecter l'eau de mer par voie veineuse, à un Vertébré supérieur. Si le milieu intérieur de l'animal est un milieu marin, l'eau de mer devra se comporter dans l'organisme comme un milieu vital, c'est-a-dire n'y déterminer aucun phénomène toxique. La quantité injectable prévue pour le premier chien est ici énorme: 6 kg 600 g, pour un animal de 10 kg, soit les soixante-six centièmes de son poids.

La témérité de René Quinton semble vraiment déraisonnable, puisque rien ne l'empêchait de commencer par des doses bien moins élevées. Il y a une sorte de démon chez cet homme, comme un besoin prométhéen de violer le secret de la nature non seulement en bravant, mais aussi en provoquant les dieux...

Ce n'est vraiment pas par hasard qu'il met ainsi, une fois de plus, systématiquement, routes les chances contre lui. Tout porte à croire qu'on ne va pas introduire impunément dans un organisme une quantité aussi considérable de liquide étranger, si vital soit-il ! On va imposer à l'économie une surcharge anormale, brusque ou prolongée, suivant la vitesse, forte ou faible, de l'injection. Quant au rein, par lequel s'effectue l'élimination du liquide étranger, on lui demandera un effort hors de toute proportion avec son travail coutumier.

Ce n'est pas dans les expériences de René Quinton que je prendrai cette fois ma référence, mais en reproduisant la fiche d'expérimentation du docteur Hallion, membre de l'Académie de Médecine. Non à cause de cette distinction, mais seulement parce que Hallion, voulant savoir jusqu'où on pouvait avancer dans cette voie ouverte par René Quinton, injecta à un chien 10,400 kg d'au de mer - 104% de son poids - en onze heures quarante minutes... exactement comme si l'on injectait, à un homme pesant 60 kilos, de midi à minuit environ, 62,400 kg d'eau de mer! Voici donc, fidèlement recopié, le résumé de l'expérience Hallion-Carrion dont le compte rendu fut communiqué, ainsi qu'il avait été fait pour celles de René Quinton, à la Société de Biologie:

"Chien basset mâtiné. Poids ramené, dix kilos. Température rectale: 39.7 degrés C. Température de l'injection: 35 à 40 degrés C. environ.
"L'injection intraveineuse d'eau de mer dure onze heures quarante. Elle atteint, au bout de ce temps, les cent quarte centièmes du poids du corps de l'animal.
"... Pendant toute la durée de l'injection, aucune agitation, aucune diarrhée, aucune albuminurie, tous les réflexes. L'animal ne cesse de suivre de l'oeil l'opérateur et réagit à chaque caresse. La température rectale, à variations très réduites, descend au plus bas à 36.8 degrés C. A la fin de l'injection, 37.2 degrés C. L'animal a reçu à ce moment 10,400 kg d'eau de mer, et excrété 3,400 kg d'urine environ.

"... L'animal mis sur pied une heure dix après la fin de l'injection, se promène aussitôt avec toutes les apparences d'un chien normal, sauf une légère boiterie due à la ligature des pattes, maintenue durant toute la durée de l'expérience. Une heure dix ensuite, température rectale: 39 degrés C.
"Le lendemain, quatorze heures après la fin de l'injection, !'animal, remarquablement vif et gai, galope et saute dans le laboratoire. II mange en deux fois six cents grammes de viande et boit cent grammes d'eau. L'urine recueillie pendant la nuit donne un léger nuage d'albumine.
" Le surlendemain et les jours suivants, le chien continue à présenter le même aspect, plus vif qu'avant l'expérience. Ni diarrhée, ni vomissement, aucun trouble. L'albumine décroît et disparaît."

Poussé par sa passion expérimentale, René Quinton élargit ce premier groupe en injectant à un chien, mais cette fois brusquement, une quantité considérable d'eau de mer, de façon à ne pas donner au rein le temps de l'éliminer et à transformer ainsi l'organisme en une masse d'eau marine. Les dangers d'une telle tentative sont effroyables pour la pauvre bête, par la surcharge énorme et brusque qu'elle impose à l'économie. En 90 minutes, on injecte à ce chien de 5 kilos une quantité de 3,500 kg d'eau de mer. Rapidement, il se produit un énorme ballonnement abdominal rendant la bête méconnaissable, avec ralentissement cardiaque la température, de 38.2 degré C au départ, tombe à 32.5 degrés C; L'élimination rénale diminue. Puis le réflexe cornéen disparaît.
Aussitôt l'injection terminée, la température remonte, l'élimination rénale s'accélère, le réflexe cornéen reparaît. Détaché, l'animal titube. Son ballonnement le rend méconnaissable. Il fait quelques pas et s'affaisse. Le choc à été violent, il a du mal à se remettre! Mais au onzième jour, "... l'animal, entièrement remis, témoigne d'une gaieté et d'une exubérance extrême, malgré un séjour de cinq jours dans les caves. Son poids n'a pas varié, il est revenu à cinq kilos".

René Quinton aborde maintenant le troisième groupe d'expériences, tellement hasardeuses que ses maîtres au Collège de France, Balbiani, Malassez, Henneguy, passionnés par ses recherches, lui déconseillent pourtant une expérimentation qui ne pouvait qu'échouer, sans que cet échec, étant donné les difficultés apparemment insurmontables de la tâche, eût d'ailleurs la moindre signification. René Quinton lui-même ne croit pas à la réussite, il le dira plus tard, mais il est de ceux qui tiennent à honneur d'expliquer l'inhumaine devise: "Il n'est pas besoin d'espérer pour entreprendre..."

D'ailleurs, le globule blanc était la cellule de choix, et si le jeune savant prouvait sa survie dans l'eau de mer, la partie était définitivement gagnée. Toutes les autres cellules de l'organisme ne vivent que d'une vie locale, les globules rouges eux-mêmes, malgré leur apparence de mobilité et leur diffusion, sont limités à un système vasculaire clos. Le globule blanc seul vit essentiellement de la vie générale de l'organisme, au contact de chacun des tissus, dans toutes les régions de l'économie. Mais sa délicatesse est telle qu'il ne vit dans aucun milieu artificiel, toute solution artificielle déterminant rapidement sa mort. Seuls, les liquides naturels de l'organisme le maintiennent vivant.

L'expérience porte sur les Poissons (tanche), les Batraciens (grenouille), les Reptiles (lézard), les Mammifères (homme, lapin, chien), les Oiseaux (capucin de Chine, poule). Une unité de sang est prélevée sur chaque sujet et diluée dans l'eau de mer afin d'observer la continuité où l'arrêt de la vie du globule blanc dans ce nouveau milieu.
Le succès total: dans tous les cas, les globules blancs baignés du liquide marin ont continués, chez toutes les espèces expérimentées, à présenter les signes divers d'une vie normale, adhérence, réfringence, mouvements amiboïdes. Ainsi, à travers tout l'embranchement des Vertébrés, les expériences du Groupe III démontrent, elles aussi, la persistance du milieu marin originel comme milieu vital des cellules organiques.

René Quinton et son entourage de savants peuvent maintenant conclure. Dans le premier groupe, on a injecté à un organisme une quantité d'eau de mer équivalente environ à trois fois la masse de son milieu intérieur. Comme le rein éliminait à la vitesse de l'injection, et que cette élimination portait évidemment sur le milieu intérieur en même temps que sur le liquide d'injection, il en résultait d'abord qu'à la fin de l'expérience, une partie très importante du milieu intérieure devait se trouver éliminée et remplacée par l'eau de mer. Le nouveau milieu intérieur, baignant toutes les cellules organiques, était donc en partie de l'eau de mer, introduite expérimentalement. Or, non seulement cette substitution n'a pas nui à la vie générale de l'organisme, mais encore l'animal a présenté ensuite un aspect plus vif qu'avant l'expérience. Le travail rénal peut permettre d'apprécier l'intégrité de la vie cellulaire en présence de l'eau de mer, puisque les cellules rénales du Chien, éliminant à l'état normal 150 grammes d'urine en douze heures, en ont éliminé durant l'expérience jusqu'à dix kilos, soit soixante fois plus. Dans les expériences du deuxième groupe, l'injection d'eau de mer pratiquée immédiatement après la saignée à blanc, a permis la leucocytose, la lutte victorieuse contre l'infection. la reconstitution rapide des forces, la réparation étonnamment prompte des globules rouges. L'eau de mer a ainsi fait la preuve de toutes les qualités qu'on aurait pu attendra du milieu intérieur lui-même.
Enfin, dans les expériences du troisième groupe, le globule blanc, témoin par excellence du milieu intérieur, a prouvé que l'eau de mer, substituée totalement au milieu intérieur de divers animaux, permet la survie d'une des cellules les plus délicates de l'organisme.
S'agit-il là d'une série de hasards heureux? On peut gagner ainsi le gros lot à la loterie... mais pas dix fois de suite, le calcul des probabilités s'y oppose! Et l'identité du milieu intérieur des Vertébrés et de l'eau de mer ne peut s'expliquer par un concours de circonstances, comme on l'a suggéré parfois à la légère. L'Oiseau et le Mammifère supérieur ne vivent pas exclusivement près de la mer ou sur la mer; ils ne se nourrissent pas d'aliments dont les sels sont les sels marins. Leur alimentation de base est végétale, donc très éloignée de la composition saline des mers. De même que pour la température, il s'agit donc là d'un phénomène de constance se rapportant à l'origine même de la cellule, à la conservation par le milieu intérieur, malgré des conditions nouvelles, du milieu marin originel.

Bien qu'il n'ait pas encore, à l'époque, établi les preuves chimiques, René Quinton considère donc que son hypothèse est devenue une loi, la loi de constance marine, qu'il formule ainsi:

La vie animale, apparue à l'état de cellule dans les mers, tend à maintenir, pour son haut fonctionnement cellulaire, à travers la série zoologique, les cellules constitutives des organismes dans le milieu marin des origines.

Note: René Quinton évaluait le milieu intérieur au tiers du poids d'un organisme, proportion très inférieure aux estimations actuelles les plus modérées."

RÉFÉRENCES :

"Le secret de nos origines", auteur: André Mahé, publié par le Courrier Du Livre, Paris, pages 39-45.

Pour la source primaire, voir: "L'eau de mer, milieu organique" par René Quinton, publié par Mason 1905, 1912 et republié en 1995.
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Sun is shining



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MessageSujet: Re: Le plasma de Quinton   Jeu 16 Juin - 17:02

L’EAU DE MER
ou les secrets de nos origines

"Depuis plus d’un siècle, on présume que la vie est apparue sur Terre dans un milieu liquide, il y a environ quatre milliards d’années. Une eau sans doute salée, soufrée, brûlante. Puis des terres ont émergé, de l’eau douce s’y est déposée, des écosystèmes très divers se sont créés.
Mais au tout début, quel était précisément le milieu de nos origines ?
Le physiologiste René Quinton, brillant esprit du début du siècle, a avancé des théories qui ont gardé toute leur valeur, tant au plan de l’Evolution qu’au plan thérapeutique.


Dans la « soupe primitive » des océans de notre Terre, lorsque les premiers acides aminés - assemblés sur place ou amenés par des astres et des comètes - ont réussi à se protéger à l’abri d’une membrane biotique, la vie terrestre commençait son élan.


Des acides aminés aux coelentérés

Dès lors se développèrent pendant deux milliards d’années des micro-organismes sans noyau - les procaryotes -, qui occupèrent tous les écosystèmes possibles sur notre Terre encore jeune et que nous découvrons maintenant émerveillés, à travers les « bactéries de l’extrême ».

Par assemblages successifs et collaborations diverses entre eux, ces procaryotes se modifièrent pour créer un nouveau type de cellules plus complètes, plus autonomes - les eucaryotes -, qui possèdent un noyau et des chromosomes à ADN, des mitochondries riches en enzymes respiratoires.

Là encore, des co-évolutions permirent la création d’organismes vivant en symbiose, comme les lichens (algue + champignon), et les premiers êtres pluricellulaires végétaux (nostocs) ou animaux (coelentérés).

Ces « animaux » primitifs apportent une innovation très importante : de même que « l’invention » des membranes permit à des molécules de s’abriter dans le milieu intérieur intracellulaire, les coelentérés développent deux tissus épithéliaux (ectoderme protecteur et endoderme digestif) qui enserrent un milieu intérieur (liquide coelomique) nourricier et vital, qui correspond grosso-modo au liquide marin extérieur, mais dont l’organisme devra organiser l’invariance malgré les changements des conditions extérieures : la fixité du milieu intérieur est la condition d’une vie libre et indépendante.

C’est alors que se met en route - il y a cinq cents millions d’années - un développement extraordinaire, un foisonnement d’espèces nouvelles sur lesquelles on ne sait pas grandchose, qu’on a nommé l’«explosion cambrienne ».


L’explosion cambrienne

Soudain apparaissent des «monstres » aux formes diverses, avec parfois cinq yeux, une trompe frontale, une mâchoire circulaire, des plaques d’écailles ou d’épines. Jamais la Nature n’a eu autant d’imagination.

Quelques catastrophes plus tard - comètes, astéroïdes, volcanisme...- ne survivent que des animaux qui nous sont plus familiers : les invertébrés, vaste fourre-tout dont les représentants ont d’emblée trouvé des solutions de survie très efficaces, et ont peu évolué jusqu’à nos jours, et les vertébrés qui, à partir des poissons ont donné lieu aux batraciens, aux protomammifères, aux reptiles, aux dinosaures et aux oiseaux...

Comment expliquer cette capacité soudaine, entre deux catastrophes où périssent 95 % des espèces, des organismes à muter et à évoluer pour acquérir très vite des caractères nouveaux et favorables ?


Mutations et rôle du gène HSP 90

La théorie darwinienne du gradualisme - des dizaines de mutations successives, sanctionnées en permanence par la sélection naturelle - ne peut expliquer des évolutions aussi brutales.

On a récemment mis en avant l’importance des protéines de stress et en particulier l’HSP 90, une protéine dont le rôle est de protéger - d’où son nom « protéine chaperon » - les autres protéines de la cellule, en particulier les protéines en formation, avec plus d’acuité au cours de l’embryogenèse.

On s’est aperçu qu’une mutation du seul gène de l’HSP 90, en dénaturant cette protection des protéines en formation, peut permettre d ’un seul coup des dizaines de modifications structurelles sur l’embryon pour obtenir en une génération un organisme entièrement nouveau.


La rétroaction de l’environnement

On arrive à un nouveau paradigme révolutionnaire : la rétroaction de l’environnement (chaleur, UV, acidité...) pour faire évoluer les espèces s’exprimerait non pas sur le patrimoine génétique mais sur son expression.

Une seule mutation de HSP 90 ou de toute autre protéine de stress peut entraîner des modifications de structure de dizaines d’enzymes, donc des centaines de restructurations tant morphologiques que physiologiques.

En un mot, la génétique, dans certaines conditions, laisse la place à l’action du milieu.

Cette notion fondamentale est archi-importante : on peut agir sur l’élaboration des protéines sans utiliser la quincaillerie génique !


L’apparition de la vie dans le berceau marin

L’action des protéines de stress est maximale lorsque la température augmente dans la limite de la viabilité de la cellule qui l’héberge.

Dans les organismes vivants, on sait que la température létale est de l’ordre de 43°, que son origine soit une forte fièvre ou due à des conditions extérieures éprouvantes.

43° est le chiffre annoncé en 1904 pour définir les conditions d’apparition de la vie dans le berceau marin par René Quinton.


Qui est René Quinton ?

Né en 1866 au sein d’une famille aisée et cultivée, son père, médecin dans la bourgade de Chaumes en Brie le pousse à faire des études scientifiques.

Cependant, en ces années de « Belle Époque », avec pour maître un Flaubert ruisselant de talent et de savoir, René Quinton penche pour une activité littéraire.

Pendant plusieurs années, il écrit de nombreux textes, pièces ou romans, dont aucun ne sera édité. Quinton se cherche.

Puis, le hasard fait basculer Quinton dans une aventure scientifique passionnante.


Tout est parti d’une vipère

En 1895, au cours d’un séjour dans la propriété familiale de Bourgogne, Quinton se voit remettre par un paysan une vipère engourdie par le froid qui, recouvre peu à peu son activité grâce à la chaleur du salon.

Pour Quinton, l’observation de ce phénomène est une révélation : il ne semble pas logique que la Nature a créé des organismes pour dormir. Si la vipère hiberne à la saison froide, c’est que son organisme ne peut pas réagir à une baisse de température et que l’apparition sur cette terre des reptiles a eu lieu dans un climat chaud constant.

Renseignements pris, la paléontologie corrobore cette intuition, les reptiles sont apparus à l’époque primaire où la température du globe était élevée et constante et, du fait, les saisons n’existaient pas.


Origine australe de l’Homme

Quinton imagine alors une épopée de la Terre, depuis la naissance des premiers organismes jusqu’à celle de l’Homme. Il en écrit la synthèse dans un mémoire qu’il dépose à l’Institut sous le titre « Les deux pôles foyers d’origine : origine australe de l’Homme ».

En quelques feuillets, Quinton détaille sa vision de l’aventure du Vivant sur notre planète.

Primitivement boule en fusion, la Terre se refroidit peu à peu au niveau des pôles ce qui met en place progressivement les conditions biotiques, celles où la vie peut s’épanouir.


Pour Quinton, la vie tourne autour de 43°

Dans la vision de Quinton, la zone tempérée et biotique comporte deux couronnes qui se rapprochent graduellement de l’équateur, alors qu’en arrière, déjà les pôles se refroidissent.

Dans cette zone, les processus vitaux se développent avec une force qu’on ne verra plus par la suite : selon la loi de Van T’hoff, les réactions biologiques croissent très vite avec la température, jusqu’à une limite vitale qui est la dénaturation des protéines.

Ainsi, à 41°, les réactions sont une fois et demi plus actives qu’à 37°, d’où l’intérêt physiologique et thérapeutique de la fièvre.

La limite vitale dépend beaucoup du degré d’hydratation du milieu. En atmosphère sèche, on peut prendre un « coup de chaleur » mortel à 35° alors que dans une atmosphère saturée d’eau on survit jusqu’aux environs de 43° ! A partir de 40° les fameuses protéines de choc commencent à se dénaturer, ce qui laisse la voie libre à une frénésie de modifications des protéines de tous les organismes, ce qui donne un grand coup d’accélérateur à l’évolution.

Dans le cadre de la progression insensible de ces deux couronnes biotiques vers l’équateur, que deviennent les organismes lorsqu’ils sont rejoints par le froid qui, en arrière, s’installe sur les pôles ?

Selon Quinton, la vitalité des êtres vivants commence à diminuer, avec la baisse de leur température intérieure, c’est ce qu’on observe chez les batraciens, les reptiles, les premiers mammifères.


L’homéothermie : capacité de créer la chaleur

Pour les dinosaures, on ignore tout, mais l’Évolution crée chez les mammifères et les oiseaux une capacité nouvelle : l’homéothermie. C’est la capacité de créer de la chaleur, de maintenir la température des tissus au dessus de celle du milieu ambiant.

Or, les mammifères comme les oiseaux, n’apparaissent sur la planète qu’après les reptiles et les batraciens.

C’est pourquoi Quinton pose l’hypothèse suivante : la température est un des grands moteurs de l’Évolution, dont le critère fondamental est la vitalité cellulaire donc la consommation d’oxygène.

Pour étayer son hypothèse, il se lance dans de nouvelles études en zoologie, afin de vérifier si la température basale des animaux vient corroborer sa théorie.

Mais alors comment situer les primates, dont l’Homme, leur chef de file est en retrait dans l’Evolution par rapport aux oiseaux ?

De fait, les primates sont arrivés sur Terre avant les carnivores, avant les ongulés, ceci au début de l’ère secondaire, alors que les premiers oiseaux apparaissent seulement au crétacé, c’est-à-dire à la fin de l’ère secondaire. Il s’en faut simplement de 100 millions d’années !

Parallèlement, Quinton doit prouver qu’une température basale élevée est une qualité vitale qui donne en quelque sorte une « plus value » à l’organisme.


La fièvre curative

Aussi refait-il les expériences de Jolyet, au cours desquelles des lapins (température physiologique 39°) meurent par inoculation de germes du charbon, sauf si on les maintient en étuve à 42 ou 43° !

Au même moment, de nombreux médecins préconisent le traitement des maladies vénériennes par la « fièvre curatrice » à partir de bains chauds, ou plus carrément (malariathérapie) par inoculation de plasmodies responsables de la malaria aux malades et par le « réglage » de la fièvre avec l’administration de quinine. Cette thérapie a un taux de réussite de 25 à 50 %, sans antibiotiques qui n’arriveront que 50 ans plus tard !

Ainsi, Quinton sépare les espèces en deux catégories : - les êtres physiologiquement faibles, qui ne savent pas réagir aux variations thermiques ; - les autres : mammifères supérieurs, dont l’Homme qui a su conforter une capacité homéothermique moyenne... par l’intelligence de savoir se chauffer et se vêtir, et les oiseaux, selon Quinton, les êtres les plus évolués.


Loi de constance thermique

Il résume cette certitude dans un principe, la loi de constance thermique : la vie est apparue sur Terre lorsque les conditions thermiques ont atteint 43°.

La plupart des espèces ont perdu la capacité de conserver cette température basale, idéale pour la vie : ces espèces sont en voie de dégénérescence. Quelques unes ont conservé et façonné par l’Évolution une capacité supérieure, proportionnelle à leur température : ce sont les êtres les plus évolués.

Mais Quinton ne peut s’en arrêter là : en effet, si les êtres les plus évolués ont réussi à garder au sein d’eux-mêmes les conditions thermiques du début de la vie, il est logique de penser que les mêmes organismes en auront également conservé les caractéristiques chimiques.

C’est-à-dire qu’en étudiant les constantes biologiques des différents organismes, on doit pouvoir cerner la composition chimique du milieu originel.

Et sur ce sujet Quinton tombe à pic, puisqu’il peut immédiatement puiser dans les conclusions du grand Claude Bernard.


Le milieu intérieur ou l’homéostasie

Claude Bernard, dès 1865 dans « L’Introduction à la médecine expérimentale », met en avant l’importance du Milieu Intérieur : les cellules de l’organisme qui forment des sociétés que nous appelons tissus ou organes, sont reliées entre elles par le liquide qui les entoure, le milieu intérieur dont l’intégrité est assurée par des actions régulatrices appelées « homéostasie ».

La fixité de ce milieu intérieur est la condition d’une vie libre et indépendante.

Mais si Claude Bernard a bien mis l’accent sur la fixité (température, composition chimique, volémie ou volume sanguin total) du milieu intérieur, il n’a pas envisagé l’apparition de cette fixité. Ces conditions d’apparition, c’est justement l’idée fixe de Quinton.

Celui-ci va alors enrichir son hypothèse première, en décrivant ainsi l’apparition de la vie : dans les océans de l’époque précambrienne, dans l’eau de mer à 43°, les cellules jusque-là individuelles s’organisent pour former des êtres pluricellulaires. Les cellules enferment entre elles un liquide intérieur qui restera fixe dans sa composition et sa température : l’eau de mer à 43°.

Si la loi de constance thermique est valable, on peut lui adjoindre une seconde loi parallèle, la loi de constance marine, formulée ainsi :

« La vie animale apparue à l’état de cellule dans la mer, tend à maintenir pour son haut fonctionnement cellulaire, à travers la série zoologique, les cellules constitutives des organismes dans le milieu marin des origines. »

Il ne suffit pas de l’affirmer, Quinton peut-il le démontrer ?


Expériences de Quinton

Quinton se fixe alors un programme expérimental. En quelques semaines, il veut prouver :
- que l’eau de mer n’est pas toxique ;
- qu’elle peut remplacer l’intégralité du milieu intérieur ;
- que les cellules les plus fragiles de l’organisme, les cellules blanches du sang, y survivent facilement ;
- que sa formulation va bien au delà du sérum physiologique salé, que son utilisation est bien plus judicieuse ;
- que l’eau de mer constitue un agent thérapeutique majeur, dont il s’agit de déterminer les limites d’utilisation.

Si l’eau de mer est concentrée à environ 35 g de sels par litre, l’organisme et en particulier le sang, en comportent nettement moins avec 20 g pour les (ancêtres) poissons cartilagineux, 10 g pour les poissons osseux, 7 à 8 g pour les mammifères et les oiseaux. Quinton ramène donc à l’isotonie l’eau de mer qu’il utilise, par adjonction d’eau de source filtrée (diverses expériences avec de l’eau distillée montreront plus tard que l’eau de source, une eau « vivante » et énergisée, possède seule les qualités requises pour garder les capacités naturelles de l’eau de mer).

Quinton pense que si le « milieu intérieur » des animaux évolués est à 8 g/l de sels, c’est parce que ce milieu marin originel présentait cette concentration, et que les mers se sont enrichies en sels depuis.


Sodium vidé de son sang

Un chien baptisé Sodium sera le premier cobaye de ses expériences historiques. D’un poids de 10 kg, Quinton lui ponctionne 425 g de sang qu’il remplace aussitôt par une injection de 532 g d’eau de mer isotonique. Le choc est rude : fièvre, anémie... mais au 4e jour, Sodium engloutit 400 g de viande !

Seconde expérience avec une perfusion de 10,4 l d’eau de mer en 12 h ! Similaire à une injection de 60 l de sérum à un homme. Le chien urine 9,4 l, boite un peu, puis il reprend une activité normale.

Pour Quinton, la démonstration est suffisante : le plasma marin isotonique, grâce à sa richesse en éléments solubles vitaux (Quinton avance la présence de 17 éléments minéraux, en proportions et en état d’ionisation biotique) est LE liquide physiologique des êtres vivants.


Peut-on en faire un liquide thérapeutique ?

Avec la même audace, Quinton va montrer devant un corps médical ébahi que « son » eau de mer peut constituer un grand médicament.

Pour commencer, il se fait introduire dans des services d’hôpitaux parisiens où on lui « laisse » utiliser l’eau de mer sur des moribonds.

Le premier atteint de typhoïde est en plein coma terminal. On attend son décès à tout instant.

Le second, un suicidaire a ingéré de l’acide oxalique.

Deux cas désespérés, deux succès thérapeutiques.

Sceptiques mais curieux, les médecins ouvrent leurs portes à Quinton, d’autant qu’en 1904, il publie un « pavé » de 500 pages où il expose sa théorie marine et ses applications thérapeutiques.

Un « courant quintoniste » très puissant se développe alors et l’eau de mer (puisée au large d’Arcachon rendue isotonique avec l’eau de source) devient une thérapeutique admise et encouragée par de nombreux médecins.

Elle remplace peu à peu le sérum salé qui, selon le Dr Lecheze, interne à l’hôpital St Joseph « est à l’eau de mer ce que le bicarbonate de soude est à l’eau de Vichy ».

Cette eau de mer a également une qualité paradoxale : elle n’est pas stérile, elle contient des germes, mais ces germes ne sont jamais pathogènes.

Ainsi, le plasma isotonique est bactéricide pour les germes pathogènes et biotique pour les germes commensaux (en 2003, la législation sur les solutés injectables stipule qu’on ne peut utiliser en injection ce plasma, sauf s’il est stérilisé par chauffage... il perd alors ses capacités biotiques... nous vivons une époque formidable !).


L’aventure de Quinton ne fait que commencer

En cette période de natalité décroissante, alors qu’on a l’œil sur la ligne bleue des Vosges, des épidémies de choléra infantile et de gastro-entérite des nouveaux nés emportent plus de 100 000 enfants chaque année. Essentiellement de toxicose et de déshydratation, pour lesquelles le sérum salé utilisé n’a pas d’action suffisante.

Pour René Quinton, il faut prendre le problème à bras le corps : il propose la création de « dispensaires marins » où seraient effectuées gratuitement des injections d’eau de mer (environ 200 ml en sous-cutanée) aux enfants malades.

En 1907, le premier dispensaire, rue de l’Arrivée est inauguré par un ministre et le directeur de la Santé Publique. C’est un succès total, et un événement médiatique mondial. En quelques mois, un second dispensaire (capacité : 500 malades par jour) ouvre à Paris, puis à Toulouse, à Lyon, et dans une dizaine de villes, des services hospitaliers se reconvertissent. En Angleterre, aux Etats Unis, en Egypte, le procédé est également mis en pratique. La célébrité de René Quinton est à son apogée malgré des détracteurs parfois maladroits, parfois organisés.

René Quinton gère ses dispensaires avec bonheur et application... jusqu’en juillet 1914, où il participe à l’effort de guerre, il perd pied avec son œuvre.

Démobilisé en 1918, plusieurs fois blessé, il concentre son activité vers de nouveau horizons : le vol à voile et le calcul des profils idéaux pour les ailes et les fuselages. Pendant qu’il planche sur l’aérodynamique, les dispensaires vont à vau-l’eau. D’autant que la saignée (4 millions de morts, principalement de 18 à 22 ans) démographique se fait sentir, les naissances sont divisées pratiquement par deux

Quand René Quinton meurt en 1925, son oeuvre est déjà pratiquement oubliée. Aucun professeur n’enseigne sa méthode, les antiseptiques chimiques efficaces sont apparus

De nos jours, plusieurs laboratoires proposent des plasmas marins, hypertoniques ou ramenés à l’isotonie avec des procédés divers et des qualités de produits différentes. Mais toujours pour une utilisation orale, puisque ces produits, pour garder leurs qualités biotiques, ne sont pas stérilisés. On les utilise donc en appoint, en particulier de cures diététiques, plus qu’en tant que médicaments majeurs.

En conclusion, nous reprendrons les termes d’un article paru en 1907 dans L’Intransigeant : « Les travaux de Pasteur nous apportaient une conception de la maladie, ceux de René Quinton nous apportent une conception de la santé. Qu’est-ce qu’un sérum de Pasteur ? C’est un sérum particulier à une maladie, contre cette maladie. Qu’est-ce que l’eau de mer ? C’est un sérum qui n’attaque aucun microbe en particulier, mais qui donne à la cellule organique la puissance de lutter contre tous ».

Jean-Yves GAUCHET
http://www.effervesciences.com



BIBLIOGRAPHIE

Le Secret de nos origines, André Mahé, Ed. le Courrier du Livre. 1990.

L’Eau de Mer, Milieu Organique, René Quinton, Ed. Encre, 1995.

L’Excitabilité Neuromusculaire Outil du généraliste, P. Delons, Editeur : Axiomes. Pour la Sciences - Avril 1998 .

L’Origine des Oiseaux. Homéostasie et Grandes Fonctions, Jean Clos et Yves Muller, Ed. Nathan Université.

La Recherche, février 1999. Numéro spécial : les Frontières du Vivant.

Article extrait de la revue « Sortir & Choisir Autrement » n° 15 http://www.sortir-autrement.com/N0515/Sortir-Autrement-Numero-15.pdf )

Une autre documentation sur le Plasma de Quinton :
http://alter.over-blog.net/article-1332679.html

Site officiel du plasma de Quinton :
http://www.plasmaquinton.com/fr/origine-quinton.html
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